Working day and night?


Discussions de bar / Saturday, August 3rd, 2019

J’ai mis quelques mois à y parvenir et m’y installer, mais j’ai enfin trouvé un équilibre et un bien être au boulot. J’ai déployé plusieurs stratégies à la suite, et aujourd’hui je m’y sens bien.

Ce qui m’a aidé, ça a été :
– De retourner ma vision des choses
– Trouver un équilibre pro/perso digne de ce nom
– M’organiser pour de vrai

Changer ma vision des choses


Depuis que je suis petite, je fais de mon mieux pour répondre aux attentes de mes camarades, profs, managers, employeurs, partenaires etc… La découverte pour moi d’un sujet d’examen ou d’une fiche de poste, la description d’un nouveau besoin client sonnait à chaque fois un début de la création d’un personnage. C’était un comportement potentiellement malsain, avec lequel je n’étais pas à l’aise. C’est un point sur lequel j’ai beaucoup travaillé en thérapie, afin de me reconnecter à mon authenticité et être plus sincère, plus “moi” dans l’ensemble des secteurs de ma vie.

Ainsi dans ma sphère professionnelle, je semble parvenir aujourd’hui à rajouter ma touche et mon individualité dans mes tâches, de manière à mieux me les approprier. J’ai également beaucoup travaillé sur ma relation à mon manager, afin d’y trouver des espaces de communication et d’échanges plus ouverts. Pour ça, j’ai aussi la chance d’avoir le manager que j’ai actuellement, on est en phase sur ces points et c’est confortable.

En termes d’outils et de lectures, ce que j’ai préféré :
– “Help me I have a manager!” Le zine de Julia Evans (1) a été une vraie révélation. J’y réfère constamment, je le relis régulièrement et l’ai transféré à mon chef, des collègues… Ce qui m’a plu : le style simple, les messages clairs, les idées faciles à intégrer, c’est plein de bon sens!

Specific feedback
Crédit : Julia Evans
  • Resilient Management (2) J’ai découvert Lara Hogan sur twitter, et j’ai vraiment apprécié son discours sur le management, et la gestion humaine au coeur de ces enjeux. Son livre décrit les mécanismes de découverte des collaborateurs, de construction d’équipes, de gestion de crise, de communication et d’envoyer son gateau favori avec un mot pour le remercier de son boulot (ça m’a séduite). En anglais, mais se lit facilement, c’est très fluide, et super enrichissant.
  • The Work, de Byron Katie (3) : Découvert via le podcast de Clotilde (4), “The work” est une vraie découverte d’outil pour maîtriser et se jouer de ses pensées. J’ai appliqué ce travail sur le travail, et ça m’a fait beaucoup de bien. 4 questions simples à se poser sur chacune des pensées qui nous polluent, c’est super simple mais vraiment puissant.
  • Les articles sur LinkedIn (5): Là on est plutôt sur une boutade, mais il est vrai que j’ai parfois lu des articles et vu des vidéos géniales sur le fait d’être authentique au boulot (notamment dans son apparence et ses goûts vestimentaires), ou sur les problématiques d’être jeune dans une grosse boîte plus vieille que toi.
  • Embrasser ma vulnérabilité et poser des questions. J’ai mis du temps à sortir de cette carapace du “moi je sais, je fais toute seule”, et pourtant en sortant de ma zone de confort, j’avais des tas de raisons de voir que j’avais besoin des autres pour avancer. J’ai donc appris doucement à poser des questions, à redemander, à travailler en équipe, à également demander des feedbacks sur des réunions ou des ateliers. Ça fait boost à l’ego quand ça s’est bien passé, et c’est super enrichissant de voir ce qui pourrait être fait différemment.

La clef pour moi a été de réaliser que je ne pouvais pas être parfaite, mais que je pouvais m’engager à faire de mon mieux et à progresser tant que possible, et que pour ça, il fallait que je sache ce qui pouvait être améliorer. J’ai lâché la pression du “le monde va s’écrouler si je foire”, et ça c’était important aussi.

Au global, en intégrant de nouveaux outils et en faisant également attention à mes schémas de pensées (ressasser du négatif n’attire pas le positif), je suis parvenue à trouver du sens à cette expérience pro (sortir de la technique pour vraiment être dans la relation et la gestion humaine), à savoir ce que j’allais y développer (ma communication, mon écoute, ma créativité), et ce à quoi ça me servirait dans ma vie perso (avoir moins peur d’aller vers les autres, créer ce blog). Une fois l’impulsion lancée, dans mon expérience ça a vraiment fait effet boule de neige, et je parviens à être mieux dans mes baskets, plus alignée avec mes idées et mes valeurs.

Trouver un équilibre vie pro/perso digne de ce nom

J’ai la chance d’être cadre au forfait et de pouvoir aménager mon emploi du temps à ma guise. Du moment que le job est fait, c’est bon. Donc j’ai établi une routine pour avoir une journée à moi avant le boulot, et je profite parfois de longues pauses à midi pour remettre les niveaux au vert avec moi même, à travers des piques niques en nature ou des séances de sport. Ma boîte propose également des séances de sophrologies, dont je profite bien.

Quand j’ai eu quelques pépins de santé, j’ai appris à lâcher prise avec mon désir d’être au boulot pour avancer et tout faire comme je l’attendais. Mon chef m’a dit qu’ils se débrouillaient bien sans nous, et une fois mon ego rassuré (“ouin, ils ont pas besoin de moi”), j’ai vu le message différemment, pour y lire un “on a besoin de toi en forme, là c’est repos, on verra ensuite”. Je me suis reposée, ai regardé une saison entière de série pour la première fois depuis un bail, et je me suis requinquée au calme. Vrai confort là aussi, et grosse reconnaissance pour mon manager et ma boîte.

Quand je commençais à perdre pied face à une foule de tâches, au point que ça influe sur ma vie perso (j’étais stressée, fatiguée, irritable et peu dispo), ce qui m’a aidé a été de lancer l’alerte, de présenter tout ce qui m’attendait à mon chef et de lui demander de l’aide. Ensemble, face à un mind map version débutante (j’adore cet outil, je veux y accorder plus d’attentions car il est très riche et pratique!), on a redéfini ensemble les priorités, les tâches à annuler, mettre de côté pour plus tard ou à déléguer. Il avait la visibilité, je voyais mieux la direction et il a été plus simple ensuite d’avancer sur les priorités.

M’organiser pour de vrai

Alors que j’utilisais la technique du bullet journal depuis des années, je l’avais délaissé, j’avais des listes qui traînaient sur des feuilles de partout, j’avais du mal à voir ce qui allait se passer, comment tout gérer à la fois.

Donc j’ai repris mon bullet journal en route (gros avantage de cette technique d’organisation : une fois le carnet démarré, on peut le reprendre à tout moment sans la rigueur demandée par un agenda), et je l’ai amélioré pour mieux répondre à mes nouvelles tâches. Quand avant je suivais juste mes tâches à moi, tant professionnelle que perso, j’ai maintenant introduit la notion de suivi pour pouvoir relancer ou prendre des nouvelles régulièrement de sujets que je ne gèrent pas. Je les vois au quotidien dans mon carnet, m’évitant ainsi de les ressasser ou au contraire de les oublier complet.

J’ai également ajouter des posts it pour amener une notion de priorité dans mes tâches. Quand il y en a 10 à faire, il m’est parfois dur de savoir par où commencer, je les relis sans cesse sans voir ce qui urge ou pas. C’est là que j’ai eu la chance de découvrir par un de mes colocs une méthode visant à présenter sur un mini diagramme (en abscisse l’importance, en ordonnée l’urgence) les différentes tâches. Si c’est urgent et important, ça part en haut à droite. Si c’est pas très important et peu urgent, en bas à gauche.

L’objectif : Ça me permet chaque jour de mettre mon temps et mon énergie sur les points critiques, sans les laisser traîner parce qu’un truc super intéressant mais peu urgent et pas important traîne dans la liste.
Quand à la fin de la journée, la section urgente/importante est gérée, c’est cool. Je réfléchis à introduire une notion de “temps nécessaire” avec un code couleur, pour refléter le fait que certaines actions seront longues, et d’autres très rapides. Mais pour l’instant, c’est déjà bien comme ça.
Grand avantage à ce système de post-it: avec la mise en page actuelle de mon bullet journal, ça me permet de “masquer” mes tâches perso, pour me concentrer sur le pro. Ça m’évite ainsi de voir 50x dans la journée que dois appeler ma mamie ou répondre à un message d’ami alors que je n’en ai pas l’occasion là tout de suite, et éviter ainsi une certaine frustration.

En parallèle de tout ça, j’ai aussi pris le temps de tenir un agenda à jour, avec tous les évènements auxquels je voudrais participer, les soirées avec les copains, les déplacements, les vacances (méga important) et d’autres points comme les soirées pour moi (un rdv avec moi même chaque semaine), et le planning des poubelles de la coloc, sur le calendrier partagé. Ca m’aide à voir ce qui arrive, à savoir ce que je vais pouvoir faire, à réserver du temps pour les choses qui comptent.

Rien de révolutionnaire dans tout ça, ce qui reste le plus important pour moi c’est de pouvoir savoir que ce qui compte pour moi, ce que je veux entreprendre est noté quelque part, de manière à rassurer mon cerveau et qu’il se calme tant que possible.

Je suis toujours intéressée par des histoires et des ressources sur ces différents sujets. Qu’est ce qui a changé ta vie dernièrement au boulot, qu’est ce qui t’a facilité ou a débloqué des situations complexes?

Un saludo

(1) Help I have a manager par Julia Evans
(2) Lara Hogan : Son site, son compte twitter et le site où trouver “Resilient Management
(3) The work – https://thework.com/sites/francais/ – Le site en francais est très bien fait. Je suis en train d’écouter le livre audio de “Loving what is”, je le conseille volontiers!
(4) L’épisode de Change ma vie sur les 4 questions de Byron Katie
(5) Je n’arrive plus à mettre la main sur un article qui parlait du fait que sortir du cadre vestimentaire au boulot, c’était aussi une bonne chose.

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